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| News | 01/03/2010 | France : création de l'Observatoire national de la fin de vie Issu des préconisations de la mission Leonetti sur la fin de vie, un "Observatoire national des conditions de la fin de vie et des pratiques d'accompagnement" a été inauguré le 22 février par la ministre française de la Santé Roselyne Bachelot. Sa création intervient quelques jours après l'adoption par le Parlement d'un congé d'accompagnement de la fin de vie, une des mesures phare de la mission d'évaluation de la loi Leonetti.
"Nous allons chercher à connaître les conditions et les pratiques autour de la fin de vie, et la réalité risque de ne pas être belle à voir", estime le docteur Régis Aubry, qui a été nommé président du nouvel organisme.
C'est en effet une "mort largement occultée" par l'hôpital qu'évoque un rapport de l'Inspection générale des affaires sociales (IGAS), sorti fin janvier. Les inspecteurs y jugent nécessaire de confier aux hôpitaux, par une disposition législative, la mission d'assurer une mort dans de bonnes conditions. Une façon de faire comprendre aux médecins qu'ils ne doivent pas seulement soigner, et qu'accompagner les malades jusqu'au bout est aussi "une mission noble", comme l'explique Françoise Lalande, l'un des auteurs du rapport qui résument le constat effectué : "Les pratiques de qualité cœxistent avec des situations peu respectueuses du droit des personnes à mourir dans la dignité".
Pour les familles, l'évitement de la mort par les soignants et les médecins peut se traduire par une difficulté à faire leur deuil. "Les proches ont souvent l'impression qu'on leur a volé le départ de la personne aimée, par la brutalité de l'annonce de la fin de vie ou l'interdiction de visites par exemple", souligne Claire Compagnon, coauteur d'un rapport sur la maltraitance à l'hôpital.
En France, plus d'un décès sur deux a lieu à l'hôpital ou en clinique.
(www.le monde.fr, 22 février 10)
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